La Beauté des Gens – Juliette Robert – chronique

Qui aime se faire mener en bateau ? Vous ? Moi pas, en tous les cas. Et pourtant, c’est avec plaisir que je me suis embarquée pour une traversée de l’Atlantique sur le Lusitania, en compagnie de Mary et de son oncle John. Ce duo insolite se retrouve de son plein gré dans le huis clos d’un navire, en quête d’une meilleure connaissance de soi. Mary est bien jeune pour faire un tel choix, mais son tonton n’hésite pas à chaperonner sa nièce pour ce voyage.

Ce sera l’occasion pour Mary et John de faire des rencontres insolites, au détour desquelles ils se découvriront à différents niveaux. Articulées au départ souvent autour d’apparences physiques et de ce qu’elle nous transmette comme (fausses) informations, les rencontres des protagonistes nous plongent dans l’univers intérieur de diverses âmes en quête de sérénité, de soi, de voyage, de l’autre… de rencontres, somme toute.

La Beauté des Gens est un roman qui porte bien son titre, car la beauté y joue un rôle clé. Écrit avec une plume dont la fluidité n’a rien à envier au navire glissant sur l’océan, il met en scène des personnages et situations insolites. Certains passages m’ont vraiment frappée par leur originalité dans le choix des mots, la façon de décrire. Il y a quelque chose d’unique à l’écriture que manie Juliette Robert. J’ai eu quelque peu l’impression d’une fin en queue de poisson (si j’ose dire), mais garde néanmoins un agréable souvenir de cette lecture. Le passage ci-dessous vous donne une idée du genre d’écriture, question de vous donner à vous aussi envie d’embarquer à bord du roman, La Beauté des Gens de Juliette Robert. Bonne lecture !

Il a toujours imaginé, quand il observait cette situation dans la vie ou dans les films, que le danseur passait auprès de sa danseuse par une foule de sentiments. Mais dans les bras d’Elizabeth, les sensations sont annihilées pour laisser place à la plénitude. Comme si on avait enfin atteint le bout des choses, et qu’il ne fallait plus attendre. L’infini se vit quand les secondes ont fini de passer.

La Beauté des gens – Juliette Robert

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